Journée de formation CCFD : Une approche internationale des migrations.

lundi 29 janvier 2018
par  Admin Les Sables

JOURNEE DE FORMATION CCFD :
"UNE APPROCHE INTERNATIONALE DES MIGRATIONS"
Samedi 20 janvier 2018 - aux Etablières.






Le CCFD Terre Solidaire, cette collégialité issue de 29 mouvements et services d’Eglise, propose chaque année une journée de formation apportant son regard propre et invitant à vivre la solidarité internationale. En 2017 la solidarité avec les gens de mer, et notamment le monde de la pêche par la Mission de la Mer aux Sables d’Olonne. Le samedi 20 janvier 2018 c’était le monde des migrants, un thème en gestation depuis un an et plus que jamais dans l’actualité de l’Europe. Un public nombreux a rempli la grande salle des Etablières à la Roche sur Yon


10 heures. Comme l’ont fait remarquer, d’entrée de jeu, Michel Toublanc et Thérèse Besse, cette journée a été préparée en lien avec la pastorale des Migrants, ce service d’Eglise, soucieux de servir la fraternité, d’humaniser la rencontre avec l’étranger dans son identité, dans une gestion responsable de nouvelles situations, dans le souci de donner « le goût de l’autre » d’une autre culture, l’autre, mon frère, ma sœur.

Après une interview filmée de Nina Marx, chargée de mission « Migrations internationales » au CCFD – Terre Solidaire, le public a pu entendre Catherine Wintol de Wenden professeure à Sciences-Po – Paris, directrice de recherche émérite, CNRS, sur le thème de « la mobilité du monde », un phénomène qui s’est mondialisé. Des migrations de proximité d’abord, plus d’un Africain sur deux migre en Afrique. Si 50 millions de Chinois vivent à l’étranger, beaucoup plus sont sujets à des migration internes. L’immigration est structurelle, elle va se poursuivre car les tendances mondiales sont à la mobilité. Le tourisme international est en pleine expansion avec un milliard de touristes. Selon le slogan les « séniors au soleil », des Français vivent la moitié de l’année en Espagne, au Maroc, ou au Portugal, des Anglais dans le sud-est de la France, des Allemands aux Baléares. L’offre de voyages demeure un business fabuleux.

Les réfugiés politiques, les « déplacés environnementaux » sont-ils des migrants parmi d’autres ? Le plus grand nombre des émigrés illégaux sont arrivés avec un passeport de 4 mois et ne repartent pas. La rationalité serait-elle d’ouvrir les frontières alors qu’on n’a jamais dépensé autant d’argent pour les sécuriser ? Des enquêtes de terrain, des forums sociaux migratoires, des plaidoyers sur les migrations, les états généraux des migrations, s’emploient à dénoncer des situations, à alerter les pouvoirs publics. Quel accueil à toutes ces personnes qui frappent à nos portes après avoir traversé les mers au risque de leur vie ? 

13 heures. La pause casse-croute de la mi-journée a favorisé le contact entre les personnes, les équipes CCFD, le parcours des stands et l’accès à nombreuses propositions de livres et revues.

14 heures. Olivier Clochard chercheur à l’Université de Poitiers, chargé de recherches au CNRS, militant à Migrations internationales, a commencé par présenter l’Atlas des migrations internationales, dont il est co-auteur, à retrouver sur www.migreurop.com
«  Migreurop est un réseau européen et africain de militants et de chercheurs, dont l’objectif est de dénoncer la généralisation de l’enfermement des étrangers et de défendre le « droit de quitter tout pays y compris le sien » (art. 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme)

 Des candidats à l’exil, fuyant les guerres, la pauvreté et les crises politiques, voyagent souvent au péril de leur vie. Depuis 25 ans, près de 40 000 migrants sont morts ou ont disparu, par noyade ou épuisement, aux frontières européennes, dont plus de 6 000 pour la seule année 2016.

L’augmentation des arrivées observée depuis 2015 a fait souffler un vent de panique au sein des États de l’Union européenne qui se sont ressaisis en durcissant la seule politique qui vaille à leurs yeux, le renforcement des frontières extérieures : multiplication des murs et barrières pour « réguler les flux », ouverture de nouveaux camps, externalisation de l’accueil, militarisation accrue de la surveillance et de la répression… Déconstruire les a priori, changer les regards, interroger les frontières, dénoncer le contrôle sécuritaire et l’enfermement, enfin, et surtout, donner la parole aux migrants »
Son propos a été de fournir un « décryptage/dénonciation/sensibilisation sur les entraves à l’accès au territoire européen pour les personnes en migration, l’enfermement dans des camps, les formes diverses d’expulsion, les politiques et dispositifs de fermeture des frontières, l’agence Frontex et la sous-traitance des contrôles migratoires aux pays non membres de l’Union européenne »


QUESTIONS REPONSES :

Dans le va et vient du micro avec la salle il est apparu notamment que les décisions des gouvernants sont déterminées par la crainte de courants populistes jouant sur la peur dans l’opinion publique, sur l’observation des sondages et le prêt à penser imposé par les courants d’extrême-droite. Il y a une criminisation de l’immigration. Des gens sont condamnés pour avoir accueilli et transporté dans leur voiture, des migrants. La France reste le dernier pays européen à interdire aux demandeurs d’asile de travailler.

LA TABLE RONDE qui a suivi a permis d’entendre des témoignages : une femme médecin à la Roche sur Yon, des personnes qui s’organisent pour accueillir dans la couronne yonnaise, les réseaux welcom, un collectif sur la côte des Sables d’Olonne-Talmont, diverses initiatives citoyennes d’accueil de migrants.

Lors de la célébration de l’Eucharistie qui a clôturé cette journée, le P. Bernard Lucas a souligné le fil rouge sous-tendu par les textes bibliques du jour, celui de l’urgence qui éclaire ce thème dans son actualité et qui rejoint le message du pape François écrivant pour la journée mondiale du migrant et du réfugié : « Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus Christ, qui s’identifie à l’étranger de toute époque, accueilli ou rejeté. »

C.B.


Saint du jour :

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Cette quinzaine

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►MISSEL DES DIMANCHES 2019
* Le Missel des dimanches 2019 est à votre disposition dans tous les presbytères au prix unitaire de 9€ (chèque à l’ordre de "Paroisse Ste Marie des Olonnes").


►MERCREDI 7 NOVEMBRE : SOIREE DE FORMATION MENSUELLE .
* Pour tous, de 19H à 20H au presbytère d’Olonne, 31 rue des Sables. Cette soirée sera animée par le Père Olivier MONNIOT sur le thème :"célébrer les sacrements". Elle sera suivie d’un pique-nique partagé.
►JEUDI 8 NOVEMBRE : SOIREE DE FORMATION MENSUELLE .
* Pour tous, de 16H à 17H Salle St Pierre 19 rue des deux phares aux Sables. Cette soirée sera animée par le Père Olivier MONNIOT sur le thème :"célébrer les sacrements". Elle sera suivie du verre de l’amitié.
►DIMANCHE 11 NOVEMBRE : CONCERT EGLISE D’OLONNE .
* A 17H00 avec l’ensemble musical "Arc-en-Ciel", organisé par le Zonta Club des Sables. (libre participation au profit de la ligue contre le cancer).
►DIMANCHE 18 NOVEMBRE : CONCERT EGLISE D’OLONNE .
* A 16H00 orgue et flûte (Charlotte Berthomé et Pierre Queval), organisé par les Amis de l’Orgue d’Olonne (entrée gratuite, libre participation).

►TOUS LES MERCREDIS ET JEUDIS : ADORATION PAROISSIALE.
* Les mercredis en l’église Saint Michel de 18H à 19H30 après l’Eucharistie de 18H.
* Les jeudis en l’église Saint Pierre de 09H30 à 21H30 après la messe de 9H00. Adoration nocturne à St Pierre (de 21H30 à 9H30) le dernier jeudi de chaque mois.

► A NOTRE DAME DE BON PORT.
* Messe en semaine lundi 18h30 - mercredi, jeudi et samedi à 9H.
* Office des Laudes chaque mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 8H00.
* Chapelet paroissial tous les samedis à 18H à la chapelle du Rosaire à partir du 6 octobre.

 


DEPUIS LE 1er JANVIER 2017, LE BULLETIN "LE SEL DE LA TERRE" A CESSE SA PARUTION MENSUELLE :

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